mardi 15 janvier 2008

Sociologie des pratiques culturelles

Ce matin nous avons assister à notre cours sur la sociologie des cultures populaires, et certains éléments nous ont paru intéressant pour la problématique de notre projet. Voilà ces éléments, à vous de réagir ensuite :

Le sociologue Bernard Lahire a établit une analyse au sujet des comportements des individus dans leurs pratiques culturelles : il y a une consommation accrue des produits culturels non légitimes dans les classes sociales supérieures.
Qu’appelle-t-on pratiques « non légitimes » de la culture ?
C’est tout ce qui ne vient pas de la « haute culture », la haute culture qui correspond par exemple à la littérature classique, la musique classique, le théâtre dramatique, visite de musées, cinéma d’auteurs etc, il s'agit d'un classement établit en sociologie...
Depuis environ trente ans, les classes sociales supérieures se sentent stressées par leur travail, et éprouvent donc le besoin de se détendre après leur journée de travail (tout comme les ouvriers). C’est pourquoi on constate à la télévision et à la radio un mélange permanent des genres : il y a un affaiblissement des « frontières » entre culture et divertissement. Les gens préfèrent regarder des choses moins « prise de tête » d’où le développement d’émissions de jeux, feuilletons télévisés, ou lire des romans policiers, voir des films de comédie, d’action ou d’horreur pour se distraire.
Prenons comme exemple l’émission télévisée de Thierry Ardisson, dont les invités étaient très variés : écrivains, cinéastes, chanteurs, philosophes, acteurs se mêlaient sur le plateau. Ou bien les musées qui accueillent parfois des expositions de graffitis… Il n’y a plus vraiment de distinction entre art majeur et art mineur en raison d’une évolution des pratiques culturelles des individus.
Voilà donc un aspect de la problématique de notre projet, un angle intéressant à aborder, une autre question : est-ce finalement de « la faute » des plus diplômés si nous assistons à une dé-intellectualisation des pratiques culturelles ?

2 commentaires:

gnergio a dit…

c'est un peu compliqué comme question, à partir du moment où la culture mise à la disposition des "pauvres" est surtout faite par les "riches", au premier abord je saurais pas trop dire si c'est "la faute" à ces salauds de pauvres ou à ces connards de riches si la culture est moins intello, c'est un peu l'oeuf et la poule. Mais voilà, comme je suis un incorrigible gaucho, je vais dire que tout çà c'est la faute aux riches et çà sera plus simple. Il me semble quand même que ceux qui tiennent les rennes de la culture sont plus les commerçants ou les politiques que les artistes eux mêmes. Quand jack lang pond la techno parade, nous explique que le rap c'est la poésie de la rue, ou que les graffitis c'est fantastique, il me semble qu'il ne fait pas seulement acter d'une culture populaire, il l'adoube et la place au même plan, voir au dessus, des autres musiques ou arts graphiques. Que je sache il n'y a pas de musique classique parade et c'est pas demain la veille. Alors aujourd'hui, on est tous compris que le slam c'est très beau (en tout cas y a des rimes), et gregory lemarchal il est parti trop tôt et ragnagna. Et puis y a toute cette triperie médiatique qui décide à un moment que n'importe quel crétin est digne d'écrire des bouquins à vie (sullitzer), ou de donner continuellement son avis affligeant sur tout (sollers et moi), ou de pondre régulièrement d'audacieux films underground français (besson), et qu'il fallait absolument les soutenir et les produire, parce que de toutes façons çà marchera, alors autant tout faire pour que çà marche. Voilà, c'est un peu cette culture à la portée de tous qui te fait mélanger florent pagny et brel, nicolas et carla, bono et johnny (ah oui mon général mais là, les deux sont nuls). En gros, ce que je trouve dérangeant, c'est que sous pretexte de démocratiser l'art ou la culture, on a effacé l'échelle de valeur entre le bon et le mauvais, et qu'on fait comme si tout était super. Et ceux qui façonnent cette échelle de valeur, me paraissent être plus dans les hautes sphères de la finance que dans l'underground de l'art. La faute aux riches que j'disais !

Dominique a dit…

Assez d'accord avec le voisin du dessus si ce n'est que les échelles de valeur, il me semble ( je suppose, etc... ), sont le plus souvent posées par ces trucs étranges que sont les "critiques".

A nous de penser par nous même et d'appliquer nos propres échelles de valeur. Je sais c'est une évidence plus grosse qu'un camion mais sait on jamais.

Il faut considérer quelque mot que ce soit à propos d'une œuvre ou autre comme un simple avis, qui plus est celui d'un tiers.

Un Bac + 32 en histoire de l'Art ne permet en aucun cas d'avoir un avis plus intéressant qu'un autre, une colonne dans un magazine d'art non plus d'ailleurs ( même si le prix du dit magazine pourrait faire penser que c'est du lourd et que personne ne se trompe ).

Une dernière chose, j'ai l'impression que l'art comme il vivait "autrefois" ( j'entends par là: les artiste d'un côté, les autres de l'autre ) est voué à disparaitre dans le sens où "tout le monde" a accès aux outils qui mènent à une œuvre ( c.f. photo numérique, montage audio assisté par ordinateur, etc... ). Tant mieux à vrai dire, sachant qu'il y aura toujours une partie de la population qui sortira du lot de par sa façon originale ( ou autre ) de s'exprimer.

Bien des choses sont en train de changer et je crois que nos petites références du passé vont bientôt apprendre à voler.


Dominique